Jardin suspendu

Eglise St-François - En marge de Lausanne Jardins
Juin 2014

fil de cuivre, 190 feuilles de magnolia grandiflora, aimants, bois, moteur
Au cœur urbain de la ville de Lausanne, l'intérieur de l'église Saint-François enlève ses bancs
pour accueillir son propre jardin, en marge de Lausanne Jardins. Celui-ci est constitué d'une
superstructure en bois cintré, posée sur les piliers de l'édifice, portant un système de rotation
motorisé. A ce dernier est suspendue horizontalement (à environ 9m. du sol) une rosace en bois,
d'une envergure de 8,80m. de diamètre. Celle-ci effectue une rotation lente dont chaque révolution
se fait en 13 minutes. De cette rosace descendent des fils de cuivre fins. Au bout de chaque fil
est suspendue une feuille séchée de magnolia grandiflora. Le fil traverse chaque feuille, de part
et d'autre, par une couture faite à la machine. Les feuilles sont suspendues horizontalement,
frôlant de quelques millimètres le sol et les aimants disposés de façon orthogonale.
Le fil de cuivre, parcouru par un courant audio, vibre légèrement lorsqu'il passe à proximité
d'un aimant. La feuille séchée fait alors office de membrane et amplifie cette vibration,
tel le fonctionnement d'un haut-parleur. Se situant dans une gamme de fréquences plutôt
aiguës, le son reste extrêmement ténu.

Afin d'en percevoir la composante acoustique, l'installation demande au visiteur un temps d'arrêt.
A travers cette écoute, cette attente, se révèlent les sons provenant de l'activité
périférique, extérieure et intense.


Soutiens:
Sandoz Family, Fondation Pittet SAV, Fondation Centre Patronal, Loterie Romande, EERV, L’esprit sainf, Ville de Lausanne, Landing, La Coulette, Loxam
Mille metre sur terre (Cernier) - rudy deceliere


Mille metre sur terre (Cernier) - rudy deceliere


Mille metre sur terre (Cernier) - rudy deceliere


Mille metre sur terre (Cernier) - rudy deceliere











Un Jardin à Saint-François
Discussions autour de l'œuvre avec Thomas Romer, Jean-Claude Muhlethaler,
Florence Grivel, Jean-François Ramelet et Jean-Bernard Racine.

Réalisation: Philippe Kiener